Il aura fallu près de dix ans aux entreprises pour « digérer » les errances d'un e-learning tout infatué de ses prouesses technologiques. Le bon sens est progressivement revenu. DRH et Responsables Formation ont passé le e-learning au crible des « bonnes questions » : quelle est sa valeur dans le plan et les projets de formation ? Comment l'intégrer dans les dispositifs de formation actuels ? Et c'est tant mieux : on voit que le e-learning a tout à y gagner.
Le maître-mot est celui de professionnalisation.
Des entreprises d'abord qui connaissent aujourd'hui largement les possibilités et les limites de cette nouvelle approche. Cette connaissance est fondée sur les réussites... et les échecs ! Un projet e-learning – et l'on devrait parler le plus souvent d'un projet de formation mixte, agençant des séquences « e-learning », de la formation présentielle et diverses modalités d'accompagnement – mobilise des compétences multi-champs : pédagogie, design, technique, organisation, management de projet...
Professionnalisation des fournisseurs, ensuite, qui ont bien compris ce que les entreprises attendent de leur partenariat.
Pour autant, toutes et tous n'en sont pas au même point de maturité. Et l'on ne peut comparer la grande entreprise dont la Direction de la formation est dotée d'une équipe dédiée au e-learning avec la PME dont les salariés s'autoforment à la bureautique avec des CD Roms - sans même s'appesantir sur le grand nombre d'entreprises, notamment de TPE, restées encore à l'écart du mouvement en cours.
Le chemin est encore long, mais il est à présent bien balisé, et les fournisseurs – éditeurs d'outils et de contenus, intégrateurs, sociétés de conseil... - bien avertis, et devenus d'une aide précieuse dans l'accompagnement des clients.