De l'interprétation des signaux faibles...
On n'épiloguera pas sur tous les espoirs que l'année 2001 a mis dans le e-learning. En plein crash des valeurs Internet (qui n'avaient pas tant de valeur que cela), et du commerce en ligne, quelques grands cabinets anglo saxons pointaient le e-learning comme la future vraie "killer application" (traduction : l'équivalent du tableur pour la micro-informatique au début des années 80) qui propulserait sans nul doute le décollage de l'Internet. On a vu (ou plutôt : on n'a pas vu).
Qu'en est-il 7 ans après ? Force est de constater que le chiffres manquent cruellement, et les analystes du marché e-learning souvent contraints à laisser jouer leur intuition... à partir des signaux plus ou moins clairs que le marché leur envoie.
D'abord, ils pourront examiner à la loupe les quelques chiffres officiels provenant des rares sociétés cotées (U&I Learning ou Demos, notamment), souvent des leaders. Grâce en soit rendue à l'obligation de transparence faite à ces entreprises ! Ces chiffres pourraient globalement indiquer la (très ?) forte croissance des revenus (+58% de CA pour U&I Learning)... qui partent, il est vrai, de bien loin - rares sont les entreprises du secteur à dépasser les 10 millions d'euros, ce qui fait d'elles des PME.
Ensuite, ils observeront que la consolidation du secteur s'accélère. La nouveauté, c'est l'appétit et les moyens dont disposent nouvellement des leaders qui considèrent le moment venu d'investir massivement dans le e-learning.
Et puis, il y a ce que disent les exposants du salon E-learning Expo qui vient de s'achever : les clients - visiteurs qualifiés étaient bien au rendez-vous, avec des projets précis, budgétisés, planifiés.
Tout cela est de bonne augure, plus particulièrement pour les grandes entreprises clientes en quête de fournisseurs dont l'ambition, les moyens, le degré de maturité pourront en faire les partenaires e-learning de demain.