Voici donc le premier numéro de printemps de e-learning-infos.com...
Cette belle saison s'accompagne souvent d'une plus grande sensibilité à l'environnement, même (surtout ?) pour la majorité d'entre nous qui vivons en ville. On guette les signes du renouveau : la nature fait-elle bien son job ? Les arbres sont-ils en fleurs, le ciel est-il un peu moins lourd, l'air plus transparent ?
De fil en aiguille, on peut aussi se demander en retour si nous, les humains, nous respectons bien celle qu'on appelle parfois Gaïa, notre bonne vieille terre, dont nous tirons vie et nourriture.
Notre chance unique... Et celle des générations qui nous remplacerons, pourvu que leur habitat soit resté...habitable.
Quel rapport avec le e-learning ?
Il y en a un, d'importance, qui peut donner un supplément de sens au travail de celles et ceux qui oeuvrent à développer ces nouvelles approches de la formation.
Car on a l'intuition que le bilan environnemental du e-learning est largement positif, comparé à celui du "tout présentiel" qui, multipliant les déplacements des apprenants et des formateurs, aggrave - même si c'est sans doute marginal - la crise du pétrole et le réchauffement climatique.
Ce bilan reste à faire, bien sûr, car la formation à distance consomme de l'énergie (ne serait-ce que celle qui permet de fabriquer ou de faire fonctionner les ordinateurs), et fabrique des déchets (par exemple, ces mêmes ordinateurs quand ils sont mis au rebut).
Dans l'attente des résultats d'une étude qui reste à mener, le bon sens voudrait que toute entreprise investie dans le développement durable - elles sont en nombre croissant, qui privilégient notamment la visio conférence et la conférence téléphonique sur la réunion classique - examine sérieusement en quoi la formation à distance peut contribuer à cette nouvelle éthique.
Michel Diaz