Pour une coexistence pacifique...
Source : Réseaux et Télécoms, par
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Après s'être mis à dos un certain nombre de décideurs politiques et économiques dans sa présentation du rapport "300 décisions pour changer la France", Jacques Attali vient d'affronter une quinzaine de décideurs informatiques de haut vol du secteur privé et public, sur le volet du rapport consacré au logiciel libre, qui pourrait libérer selon lui de grands gisements de croissance et de créativité dans le secteur informatique français et européen.
Le plus intéressant dans le débat qui s'est tenu, c'est le filigrane : les DSI présents reconnaissent le logiciel libre (qualifié d'agitateur, d'innovateur...) comme un phénomène avec lequel ils doivent compter. Cela rappelle furieusement les réflexions qui étaient réservées... à la micro-informatique au début des années 80. Tout le mal qu'on puisse souhaiter au logiciel libre, c'est qu'à vingt ans d'ici il ait su conquérir auprès des logiciels propriétaires le même poids que la micro-informatique a conquis auprès des grands ou des moyens systèmes.
Les récentes ouvertures vers le logiciel libre, bien que timides, d'un géant du logiciel propriétaire tel que Microsoft ; réciproquement, l'émulation que les concepteurs de logiciels libres trouvent dans la concurrence avec le modèle propriétaire, sont autant de raisons de souhaiter que continue cette coexistence.
Ainsi dans le monde du e-learning où les LMS (par exemple) propriétaires (e-doceo, Syfadis, HyperOffice, MOS...), et libres (Moodle, dokeos...) doivent pouvoir faire bon ménage !