La nécessité d'accompagner les apprenants qui sont engagés dans un processus e-learning, fait de moins en moins débat.
A peu près tout le monde a fini par en convenir : il n'est pas si "amusant" que cela de se former seul en ligne.
Passé l'effet de nouveauté - "ça me change du stage habituel", "c'est pratique de se former sans quitter le bureau ou à domicile", "j'aime bien rester devant mon écran"...- qui doit bien durer entre 5 minutes, pour les zappeurs chevronnés, et 2 heures, pour les braves petits soldats les plus motivés... l'apprenant se reconnaît souvent dans le mot inspiré de Pierre Dac : "le e-learning c'est long, surtout vers la fin"...
Comment les entreprises peuvent-elles réduire le fameux taux d'abandon (autrement qu'en cachant ce taux d'abandon qu'on ne saurait voir) ?
En mettant en œuvre, bien sûr, un plan d'accompagnement en bonne et due forme (sur lequel e-learning-infos aura l'occasion de revenir, dans un prochain dossier), dont nous rappelons quelques principes :
L'apprenant doit pouvoir bénéficier a minima d'un service de tutorat (les entreprises ont fort à faire en la matière, elles partent souvent de loin) ;
Il doit pouvoir aussi compter sur le management pour lui créer des conditions convenables d'apprentissage, sur les contenus et la forme duquel il aura été préalablement consulté, ou bien, à défaut, largement informé, au moins du point de vue des changements que le nouveau dispositif de formation entraîne, et des nouvelles responsabilités devenues celles de l'apprenant...
Il s'agit de plus de passer au crible tous les maillons de la "chaîne de valeur e-learning" - analyse des besoins, conception pédagogique, modèles de production et de diffusion des contenus, etc. - pour repérer en quoi ils contribuent à renforcer l'apprenant dans son désir d'aller plus loin.
Le mot d'ordre est à présent partagé, il faut lui donner corps, et faire flèche de tout bois pour maintenir la motivation de l'apprenant à apprendre !
Michel Diaz