D’abord l’enquête Cegos qui a livré ses résultats voici quelques semaines : 160 responsables de formation de grandes entreprises françaises (plus de 1000 salariés) ont été interrogés. Il en ressort qu’une part croissante des budgets (54%) va aux formations métiers et que les premiers bénéficiaires en sont les nouveaux embauchés. La cause de cette évolution tient largement dans le départ en retraite des baby-boomers et de leur remplacement par des jeunes collaborateurs qui ont tout ou presque à apprendre de l’entreprise qui les embauche, de ses métiers, processus, produits, etc.
Nous ne manquerons pas de noter que ce chiffre coïncide plus qu’étroitement avec la part du budget e-learning que les entreprises réalisent ou font réaliser dans les contenus métiers (sur mesure) (Cf. le baromètre 2007 du Préau). Que l’avenir du e-learning réside pour une bonne part dans la réalisation de contenus sur mesure, les responsables que e-learning-infos.com rencontre régulièrement nous le confirment... surtout si l’on prend en compte le souhait des entreprises de former toujours plus vite sans dépenser plus... et la nécessaire mise en place de système d’évaluation des compétences acquises et à acquérir pour s’assurer de l’efficacité des politiques de formation. De beaux jours en perspectives pour le e-learning qui, sur ces deux aspects, pourrait bien devenir incontournable.
Ensuite, le sondage BPI réalisé pour l’Express qui témoigne du grand pragmatisme des salariés dans leur objectif de formation. 70% d’entre eux voudraient se perfectionner dans leur poste actuel. La balle est dans le camp des entreprises : donnent-elles tous les moyens aux collaborateurs qu’elles recrutent ou promeuvent d’atteindre toute l’efficacité dont ils sont capables à leur poste de travail ? 53% attendent de leur formation qu’elle débouche sur une promotion et 47% qu’elle les aide à préserver leur emploi, et l’on peut imaginer que ces salariés inquiets se retrouvent pour partie dans ceux qui, voulant se perfectionner dans leur poste actuel, peuvent se sentir menacés faute d’un professionnalisme qu’ils jugeraient insuffisant... La formation apparaît ainsi au yeux des salariés comme un moyen d’agir directement sur leur emploi : protection ou promotion. Et, dans une situation économique d’ensemble dégradée, la réponse que l’entreprise fera à cette demande rassurera ou inquiétera au contraire, à tort ou à raison, comme un signe qu’elle donnera ou refusera de donner sur la situation de l’emploi. 44% des salariés, au moins – ceux qui n’ont pas suivi de formation au cours des deux dernières années – attendent sans doute une proposition de formation adaptée...





Deux enquêtes sur la formation 






