Le marché se reconnaîtra dans le principal enseignement de cette étude (qui porte principalement sur le 1er semestre de l’année 2008) : les grands consommateurs de modules eLearning sont les cadres et les commerciaux, de préférence dans les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés), et plus encore dans les secteurs de la banque-assurance et de l’informatique-télécoms.
La base de l’échantillon : les bénéficiaires de formation (tous modes confondus) depuis le début de l’année ; les ratios qui nous intéressent : le pourcentage de ces bénéficiaires qui auront accédé à une formation en ligne.
S’ils sont 34% toutes entreprises et toutes fonctions confondues, ce qui reste relativement faible, les cadres et les commerciaux sont nettement plus nombreux (respectivement 56% et 58%). On peut y trouver au moins deux raisons : d’abord, difficiles à mobiliser sur deux ou trois jours (durées fréquentes des formations présentielles), les cadres et les commerciaux apprécient particulièrement de pouvoir se former à leur bureau voire à leur domicile, pour des courtes durées et surtout au moment où ils ont pu se rendre disponibles ; ensuite, ce public, souvent de formation universitaire ou grandes écoles, a l’autonomie suffisante pour utiliser l’approche eLearning.
Que les grandes (5000 salariés et plus) fassent un peu plus profiter leurs salariés de la formation en ligne n’est pas une surprise : elles disposent souvent des ressources (temps, moyens financiers et techniques) qui leur permettent d’innover en ces matières. Mais le différentiel (entre 34% et 38%) reste faible, ce qui laisse à penser que les PME ne déméritent pas (le verre à moitié plein)... ou que les grandes entreprises sont encore loin d’avoir compris tout les bénéfices qu’elles peuvent obtenir du eLearning (le verre à moitié vide).
À noter l’exception que représente le secteur de l’informatique et des télécoms dont 50% des salariés auront pu suivre une formation en ligne sur la période. Cela n’est guère étonnant, pour des salariés dont les postes sont largement équipés en ordinateur et logiciels de toutes sortes (la formation aux nouvelles applications représentant une part importante des formations en ligne), et dont la culture et la pratique informatique sont forcément élevées.
Il en va de même pour le secteur de la banque et de l’assurance (la plupart des collaborateurs front office ou back office utilisent en permanence plusieurs applications informatiques), avec un effet renforcé par l’organisation en réseau d’agences, de bureaux qui poussent les Directions de la formation à développer le eLearning pour optimiser les coûts de formation : 60% des salariés de ce secteur utilisent des modules eLearning.
Bonne nouvelle : les salariés satisfaits du eLearning sont passés de 56% à 66% en un an (belle progression).
Encore un effort : les salariés continuent de plébisciter la formation présentielle... Ce qui n’est pas nouveau, et milite en faveur d'une formule "blended learning" encore largement à trouver.
Michel Diaz





Le eLearning dans l’entreprise : peut mieux faire ! 






