Dans le monde complexe des OPCA, les Agefos-PME et l'Opcalia bénéficie du « privilège » de pouvoir collecter les fonds de la formation professionnelle, au titre de la contributions obligatoire comme de la contribution volontaire, des entreprises provenant de tous les secteurs d'activité.
Du coup, les montants collectés sont considérables – pour les Agefos PME et l'Opcalia, respectivement plus de 770 millions d'euros et près de 400 millions, collectés auprès de 280 mille, respectivement 40 mille, entreprises. Au passage, on constate que le « panier moyen » de l'Opcalia est nettement supérieur : les TPE y sont nettement moins représentées qu'aux Agefos-PME...
Aussi est-il indispensable d'écouter avec attention les chiffres que donnent ces organismes... chiffres inquiétants, quoique dans une mesure différente, car le profil des entreprises adhérentes explique pour partie qu'ils ne souffrent pas à l'identique du récent resserrement de la collecte : l'Opcalia voit celle-ci se réduire de l'ordre de 2 à 3% alors que son concurrent doit affronter une baisse plus importante de 5%... alors, rappelons-le, que les OPCA couvrent leurs frais de structure en prélevant un pourcentage (de l'ordre de 10%) sur la collecte.
La crise commence à faire des dégâts dans les budgets formation, notamment en relation avec la baisse des contrats de professionnalisation liée à celle du recrutement dans les PME. Si la contribution obligatoire n'est évidemment que peu touchée, la contribution volontaire est sous haute surveillance, comme le sont d'autres budgets considérés – à tort ou à raison, mais « nécessité fait force de loi » - comme superfétatoires.
Et les incantations sur la nécessité de former leur personnel pour sortir renforcées de la crise, laisseront sans doute les entreprises de marbre... à moins de leur apporter des solutions pour développer la formation sans dépenser plus, voire en réduisant les budgets actuels.
Mérite de cette crise : les OPCA ont sans doute la possibilité, pour compenser leurs pertes de revenus, de saisir l'opportunité de devenir le « conseiller du plan de formation » de leurs entreprises adhérentes dont ils se contentent encore souvent de gérer le compte formation. Encore faut-il que les entreprises acceptent de payer ce service supplémentaire – les études de marché vont bon train... - et que les OPCA acquièrent les compétences pour assurer ce nouveau rôle, en particulier dans le domaine du eLearning qui apparaît plus que jamais une solution pour maintenir la flamme...





La crise : une opportunité pour les OPCA ? 






