Le Serious Game obtient deux fois plus de moyens que le Web 2.0 : 20 millions d’euros contre 10 millions… Possible effet d’un lobbying efficace, conséquence vraisemblable d’un relatif manque de visibilité sur les réalisations du Web 2.0 : si le Web social est d’un usage important en particulier chez les digital natives, le Web sémantique reste pauvre en applications concrètes.
Plusieurs bonnes nouvelles. D’abord les PME devraient se tailler la part du lion, et les projets proposés dans une « approche multi partenariale » se voir privilégier – heureuse initiative pour lutter contre l’individualisme des PME hexagonales, quand l’avenir est aux réseaux d’entreprises. Ensuite les financements viendront en soutien d’activités de type R&D pour profiter à l’innovation. Surtout la commande publique viendra compléter ce premier effort par des achats directs à hauteur de 20 millions d’euros.
La compétition va donc s’intensifier entre divers acteurs qui peuvent prétendre à jouer un rôle sur ces nouveaux marchés, notamment celui du Serious Games : concepteurs ou éditeurs de jeu vidéo, de Serious Games, organismes de formation… Seront pris en compte les projets touchant aussi bien à la formation du grand public qu’à celle des salariés : santé, environnement ou sécurité civile par exemple… Ou les projets innovants en matière de technologies et de plates-formes.
Le comité de sélection (dont les membres devraient rapidement connus) choisira en fonction de critères multiples : innovation, utilité, qualité de « l’expérience utilisateur » proposée, aspects collaboratifs, ouverture…
Les candidatures sont à déposer avant le 6 juillet.





Ruée vers le Serious Game ? 






