eLearning-infos : Dans quel contexte intervient cette étude ?
Aude Dellacherie : Dans un contexte où les projets d’acquisition ou de remplacement d’un LMS connaissent un fort développement, comme en attestent les nombreux appels d’offre parus sur la dernière année ou à paraître ces prochains mois, et sur lesquels Fefaur accompagne plusieurs grandes organisations.
Ces perspectives de croissance du eLearning et de la formation mixte - et donc des plateformes de gestion de la formation qui permettent de les soutenir - ne nous étonnent pas.
Un certain nombre de facteurs poussent en effet les entreprises à se préoccuper sérieusement de cette question. A commencer par la crise, qui les contraint à rationnaliser leurs dépenses de formation.
Mais la principale raison en est plus profonde : il s’agit de la capacité du « distance learning » et de sa combinaison avec le présentiel à faciliter l'alignement des compétences sur la stratégie de l’entreprise. Les décideurs, souvent au plus haut niveau, commencent à reconnaître cet apport inestimable.
Parmi d’autres facteurs, relevons aussi les modifications profondes qui sont intervenues dans l’environnement où s’exercent les métiers, notamment le poids grandissant de la réglementation, des certifications… Les plates-formes peuvent jouer un rôle clé dans le suivi de ces éléments.
Former plus de collaborateurs, mieux et plus vite, tout en optimisant les budgets de formation : la promesse initiale du eLearning est en train de s’accomplir concrètement pour bon nombre d’entreprises…
eLI : Les entreprises ont-elles de nouvelles attentes ?
AD : On peut constater que les entreprises ont un plus grand degré d’exigence dans plusieurs domaines.
Je pense à l’élargissement du périmètre fonctionnel, avec la demande d’une mise en cohérence de la formation et de la gestion des compétences et des référentiels métiers. Ou encore la prise en compte par la plate-forme de modalités de formation variées, que l’on désigne un peu rapidement par « blended learning », car ces modalités ont elles aussi évolué depuis l’apparition de cette expression : on voit poindre un intérêt croissant pour la possibilité de structurer l’apprentissage informel et de mettre en œuvre des communautés de partage s’inspirant des réseaux sociaux professionnels.
Sans oublier la recherche d’une meilleure intégration avec le SIRH, ainsi que l’articulation avec la gestion administrative et fiscale de la formation…
eLI : En quoi votre benchmarking peut-il être utile aux décideurs ?
AD : L’étude passe au crible 7 des principales plates-formes commerciales utilisées sur le marché français (NDLR : TotalLMS, Saba LMS, Cornerstone OnDemand, Syfadis LMS, MOS, e-learning Manager et WBT Manager).
Elle traite des aspects qui intéressent directement la décision des entreprises : le périmètre fonctionnel bien sûr et les choix technologiques faits par les éditeurs de ces outils, mais aussi le modèle de diffusion et les services d’intégration.
Au moment où les entreprises envisagent sérieusement l’acquisition ou le remplacement de leur plate-forme de gestion de la formation, Fefaur est dans son rôle de conseil indépendant : faciliter le choix de l’entreprise, en apportant une information stratégique, utile, alors même que le périmètre fonctionnel et le modèle économique de ces plates-formes ont fortement évolué. Notre étude répond aux questions que les décideurs se posent dans leur processus de recherche et de sélection d'une solution adaptée.
eLI : Quelques plateformes ne figurent pas dans l’étude…
AD : C’est vrai ! Quelques plates-formes commerciales en sont absentes…
Bien peu en vérité, si l’on prend en compte les critères de base client installée et de périmètre fonctionnel ! Car nous avons pris en compte d’une part les plates-formes susceptibles de couvrir la plupart des besoins des grandes entreprises, tels que nous avions eu l’occasion de les étudier en détail dans le cadre de l’étude « Blended learning et tutorat » menée auprès d’une trentaine d’entreprises du SBF 120 à la demande du groupe Demos.
D’autre part nous avons retenu les éditeurs disposant d’une réelle capacité d’apporter directement ou à travers leur réseau tous les services d’intégration dont les entreprises ont besoin.
Ceci dit la liste n’est pas fermée : nous y ajouterons d’autres plateformes dans les prochaines éditions, sous réserve qu’elles puissent répondre valablement à la demande des entreprises telle qu'elle s'exprime dans les appels d'offre... Nous visons l'efficacité : Les services de formation ne peuvent consulter des dizaines de fournisseurs dont le plus grand nombre serait hors cadre... Les 7 plateformes retenues, auxquelles pourraient s'ajouter deux ou trois autres dans le futur, constituent des propositions déjà très variées, qui répondent bien à la demande multiple des entreprises.
C’est aussi pourquoi nous avons choisi de limiter notre étude aux plateformes commerciales, alors que des plateformes open source telles que Moodle, Dokeos ou Claroline, disposent de bons atouts, notamment au plan fonctionnel... Pour la raison donc qu’elles sont encore très peu présentes dans les entreprises…
Mais il n’est pas exclu que cela change ! Nous saurions alors en tenir compte dans les prochaines éditions du benchmarking.





Une étude comparative des LMS pour mieux décider… 






