Sous le titre « Approches d'Hébergement avec le Cloud Computing & la Virtualisation », la société d’études MARKESS International, brosse le nouveau paysage de l’hébergement des infrastructures et des applications informatiques d’entreprise et son évolution vers le cloud computing, dans un contexte où performances exigées et pression sur les coûts sont sans cesse plus importantes.
150 décideurs informatiques et 20 offreurs ont été interrogés entre juin et septembre 2009 sur le poids de l’hébergement, et les perspectives du « cloud computing » et des applications en mode SaaS dans les budgets actuels et à venir.
Première observation : les moyens alloués à l’hébergement des infrastructures et des applications sont loin d’être négligeables, 50% des entreprises consultées y consacrant 15% de leur budget informatique (25% pour les entreprises centrées sur l’informatique ou le Web). Des chiffres conséquents dans la mesure où le budget informatique s’entend au sens élargi, incluant les charges de personnel internes comme les dépenses externes.
Deuxième constat : la crise étant passée par là, les moyens dédiés à l’hébergement subissent pourtant moins la crise que les autres lignes du budget informatique (lesquelles sont en contraction sur l’année 2009).
Les domaines d’application que l’entreprise accepte de faire héberger à l’extérieur sont toujours intéressants à observer. En particulier, ils donnent des indications sur les applications que l’entreprise considère comme non stratégiques, à tout le moins ne nécessitant pas de maintenir un haut degré de savoir faire en interne… C’est le cas des portails et des applications de ressources humaines, qui arrivent en tête de liste ; les fournisseurs de LMS en mode hébergé, i.e. les principaux éditeurs présents sur le marché français, ne s’en plaindront pas.
Cependant qui dit hébergement ne dit pas nécessairement « cloud computing » - ce que MARKESS International définit comme « un service permettant l’accès, via le réseau et à la demande, à des ressources informatiques (infrastructures, réseaux, stockage…) et/ou des services applicatifs (de type SaaS, Software as a Service) ».
La preuve : le « cloud computing » est une pratique encore minoritaire. En 2009, moins de 10% des 150 entreprises interrogées recourent au cloud computing dans le domaine de l’hébergement de leurs infrastructures et applications informatiques. Elles devraient être nettement plus nombreuses – une sur trois à une sur deux – en 2011 et au-delà, à utiliser un « cloud privé interne », l’une des 3 formes que le cloud computing peut prendre, avec les « clouds privés externes » et les « clouds publics » (il n’est pas interdit de préférer les cumulonimbus ou les stratus).
Pourquoi recourir au services de cloud computing ? Essentiellement pour « optimiser les coûts d’exploitation, mutualiser les ressources, consolider et centraliser les serveurs, gérer et administrer plus efficacement les environnements informatiques ». La capacité du cloud computing à « garantir la continuité de leur activité » est un avantage aussi mis en avant par les entreprises, dont les réticences à externaliser la sauvegarde de leurs données, notamment, perdent progressivement de leur force. Le cloud computing permet aussi aux entreprises d’adapter plus souplement, plus rapidement et à moindre coût, leurs environnements informatiques qui peuvent évoluer avec leur activité.
L’étude souligne les opportunités offertes par ce marché naissant, et parie sur l’émergence de futurs grands fournisseurs. A raison si l’on veut bien considérer la percée remarquée de Cornerstone OnDemand, par exemple, dans le domaine des plateformes de formation.





De l’hébergement au « cloud computing »… 






