eLearning-infos : Quel est le domaine d’activité de Training Orchestra ?
Stéphane Pineau : Training Orchestra est avant tout l’éditeur de la plateforme de gestion de la formation éponyme. Laquelle représente 70% de notre chiffre d’affaires, services associés inclus : essentiellement l’intégration de Training Orchestra chez nos clients et leur formation à l’administration.
Le reste de notre chiffre d’affaires provient de notre offre d’outsourcing, qui permet aux entreprises d’externaliser la gestion de leurs activités formation.
Pour fixer les idées, nous aurons réalisé 2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, en croissance de 40% sur 2008, et à hauteur de 90% sur le marché français.
eLI : C’est un chiffre relativement modeste... Suffit-il à présenter Training Orchestra comme un leader ?
SP : C’est que le marché lui-même est encore de taille modeste ! Nous l’estimons en effet dans une fourchette de 15 et 20 millions d’euros en 2009. Avec cependant une progression significative attendue à 25 millions dans les 2 prochaines années.
Ceci dit, avec 10% environ de ce marché, Training Orchestra est d’ores et déjà en bonne position pour en être l’un des chefs de file… s’il ne l’est déjà. Surtout si l’on prend en compte d’autres considérations telles que notre taux de croissance ou de transformation, ou encore la qualité d’une offre logicielle qui a su gagner la confiance d’entreprises telles que Areva, Bouygues, Vivarte... pour ne citer que quelques-unes des 250 références de Training Orchestra.
eLI : Des entreprises provenant de tous les secteurs d’activité ?
SP : Oui, y compris des organismes de formation comme la Fédération de la Formation du Bâtiment… 75% de nos clients étant toutefois des entreprises, et en leur sein des Directions de la Formation ou des Universités d’entreprise qui investissent en moyenne 40.000 € pour se doter de la plateforme et des services qui leur permettent d’optimiser leur processus de gestion de la formation… Le ROI est vite calculé !
eLI : Vous mettez en avant la qualité de votre technologie…
SP : Nous investissons beaucoup, depuis l’origine, dans notre technologie dont le moteur a été en partie conçu par l’un des concepteurs du célèbre logiciel Business Object… Nous considérons, et nos clients avec nous, qu’elle nous permet de diviser par un facteur 5 le temps nécessaire à mettre ses évolutions sur le marché, ce qui représente un avantage concurrentiel considérable, compte tenu de la nécessité de « coller » aux modifications réglementaires quasi permanentes sur le marché de la formation français, et de la rapidité avec laquelle nous pouvons adapter Training Orchestra aux diverses législations pays. J’ajoute que notre plateforme est multilingue.
eLI : Training Orchestra a tout de même des concurrents ?
SP : Des concurrents comme Inser dans le monde des entreprises ou Open Portal dans celui des organismes de formation, sans oublier les modules de gestion de la formation des ERP tels que SAP ou Peoplesoft… Dont le taux de croissance est loin d’atteindre celui de Training Orchestra.
Par ailleurs nous nous concentrons sur notre domaine, et nous appuyons sur des partenariats pour le reste. Par exemple avec X-PERTeam, éditeur français de WBT Manager, dans le monde des LMS…
eLI : Quelles convergences voyez-vous à terme entre ces deux types de plateformes : LMS et gestion de la formation ?
SP : Vous avez raison de souligner ce point qui est d’importance. Nous pensons qu’une convergence est d’ores et déjà en train de se dessiner entre ce que l’on pourrait appeler deux optimisations : celle des processus de gestion de la formation, qui est le domaine de Training Orchestra, et celle des modalités de formation, visant à remplacer une partie des formations présentielles par du eLearning ou de la formation mixte, qui ressort des LMS. Cette convergence souhaitée par les clients devrait ouvrir la voie à un acteur global capable de fournir une technologie permettant d’optimiser les deux aspects.
En l’absence d’un tel acteur, une stratégie de partenariat est plus raisonnable que jamais. C’est à quoi nous nous employons.
eLI : Ces développements demanderont des moyens financiers importants ?
SP : Nous les avons, grâce en particulier au 3ème tour de table que nous avons réussi au mois d’août… sans pour autant perdre notre indépendance : 75% du capital de notre entreprise est entre les mains du groupe des 3 fondateurs auquel j’appartiens, le reste étant réparti entre plusieurs investisseurs.
Propos recueillis par Michel Diaz





Training Orchestra : une plateforme de gestion de la formation qui fait son chemin… 






