Etude miroir selon l’usage ancré du groupe Cegos : 157 DRH représentant 61.700 cadres doublé d’un échantillon national représentatif de 600 salariés, interrogés à l’automne 2009.
Premier constat (on s’en doutait un peu) : les augmentations de salaire ont diminué entre 2008 et 2009 (+2,5% au lieu de 3,6%). Encore s’agit-il d’une moyenne : « 37% des cadres affirment n‘avoir bénéficié d’aucune augmentation cette année », contre 19% l’année passée. Prière de ne pas fonder trop d’espoir pour 2010 : les DRH s’attendent à une hausse salariale moyennes de +2,4%...
Quant au pouvoir d’achat, il s’est plutôt amélioré : 44% des cadres considérant qu’il s’est dégradé en 2009, alors qu’ils étaient 55% en 2008… Effet positif de la baisse de l’inflation.
L’enveloppe globale des augmentations se réduisant comme peau de chagrin, on ne s’étonnera pas que Michel Fourmy, Manager du pôle Ressources Humaines de Cegos, pointe « une tendance à l’hyper sélectivité des augmentations individuelles ». La moitié seulement des entreprises ayant prévu de maintenir une augmentation générale, dans la même proportion qu’en 2008 : comme le note l’étude, un palier paraît être atteint, qu’il sera difficile sans doute de franchir rapidement.
Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres : recherchant une plus grande efficacité, les entreprises se donnent les moyens salariaux d’attirer des cadres confirmés avec des salaires à l’embauche en augmentation de +2,9%, quand ceux des jeunes diplômés connaîtront leur niveau le plus faible depuis 2004, soit +2,3%.
Le plus inquiétant : 25% des entreprises envisagent de diminuer leur masse salariale en 2010 : recours à un plan social (5% d’entre elles), non renouvellement des départs (69%), réduction des embauches des jeunes cadres. La question du transfert des compétences restant cruellement posée.
Comment maintenir et fidéliser les compétences clés dans pareil contexte ? 55% des DRH en viennent à s’inquiéter d’un moindre engagement des cadres, 59% à craindre de perdre ces hauts potentiels que les entreprises s’arrachent. Crainte d’autant plus justifiée que les cadres attendent massivement (90%) de l’entreprise qu’elle maintienne leur pouvoir d’achat. Michel Fourmy tempérant : « Si l’entreprise est en danger, les cadres sont prêts à y renoncer temporairement. A condition toutefois que l’entreprise joue vraiment collectif, soit transparente et communique largement sur sa politique de rémunération. C’est un véritable pacte social associant le management que les cadres attendent »… Dirigeants, encore un effort !





La formation est-elle si prioritaire pour les cadres ?... 






