Deux croyances bien établies concernant ce retard. D’abord il existe : le groupe CEGOS l’a rencontré, comme l’indique une étude datant d’un an. Ensuite : le marché français est en train de combler son retard. Il n’y a pas grand risque à prendre ce pari : les pays développés finissent par converger dans leurs taux d’usages des TIC.
Tout de même, cela peut prendre parfois plus de temps que prévu ! C’est en tout cas ce que laissent supposer les résultats de l’étude portant sur le marché du eLearning et des TICE au R.-U., réalisée à l’automne 2009 par Learning Light, centre de support eLearning pour la région de Sheffield, à partir d’Interviews menés auprès d’un panel de 24 entreprises sur l’ensemble du territoire.
Principal enseignement (l’étude valant aussi par les comparaisons qu’elle autorise avec sa précédente édition en 2007) : un marché qui s’est fortement développé ces dernières années en relation avec l’avancée des technologies et les changements qui se sont imposés aussi bien dans le travail que dans l’apprentissage.
Un marché que David Patterson, Directeur de projet chez Learning Light, estime dans une fourchette de 330 à 500 millions d'euros. Ce qui est effectivement très largement supérieur (5 fois au moins) aux estimations que l’on peut donner du marché français… Encore peut-on se demander si l’on parle de la même chose, la définition même d’une action de formation, partant de son imputabilité au budget de la formation de l’entreprise, pouvant varier d’un bord à l’autre.
Autre résultat de l’étude de Learning Light : la croissance continue d’être au rendez-vous, avec un taux pouvant être apprécié entre 6,7 et 8%. Avec une forte contribution des projets de formation ayant directement ou indirectement trait au support consommateurs, les départements marketing jouant là un rôle moteur. Le même facteur de croissance est à l’œuvre sur le marché français : sans même parler des advergames destinés aux consommateurs d’une marque (Essilor par exemple), le rôle que joue le eLearning dans la formation des réseaux de vente reste un déclencheur majeur de ces nouvelles approches de formation dans les grandes ou moins grandes entreprises – certains secteurs tels que l’automobile ou la téléphonie mobile étant particulièrement friands de eLearning.
Les professionnels français qui envisagent de s’implanter au R.-U. trouveront utile d’apprendre que les deux principaux « hubs » du eLearning sont Sheffield et Brighton, celle-là représentant plus d’un tiers de la croissance du marché britannique entre 2007 et 2008…
Esprits sceptiques, qui relèveront que l’étude a été financée par la région de Sheffield, s’abstenir. Car on pourrait leur rétorquer que la vieille cité anglaise possède des dispositions certaines à l’innovation (Cf. l’invention de l’acier inoxydable) !
Mais Brighton l’été, ce n’est pas mal non plus…
Pour en savoir plus : Learning 2009 (V.O)





Sheffield : capitale du marché du eLearning au Royaume-Uni… 






