Aucune raison que la crise épargne les organismes de formation : le cash-flow n’est plus ce qu’il était. Les grands opérateurs en savent quelque chose, qui doivent supporter des charges fixes souvent importantes – ceux qui s’appuient largement sur des formateurs externes s’en sortant toutefois bien mieux. Internationale, cette crise touchent encore plus les organismes qui ont fait le pari d’un vaste réseau géographique…
Ces grands organismes ont par ailleurs investi massivement dans les nouvelles modalités d’apprentissage ; Cegos au premier chef, dont les offres « eLearning by Cegos » et « Global Learning by Cegos », adossées à un catalogue de modules sur étagère, ont coûté de l’ordre 20 millions d’euros. Investissement dont le principe n’est toutefois pas discutable au moment où les grandes entreprises veulent consacrer une part croissante de leur budget formation au blended learning.
Mais force est de constater que les beaux catalogues ainsi venus sur le marché sont loin d’avoir un retour satisfaisant. Question de tempo sans doute : il faut prendre son mal en patience, dans l’attente de clients qui viennent à leur rythme, progressif, vers ces approches jugées encore complexes.
Du coup la question du renforcement des fonds propres est devenue primordiale pour ces acteurs. Après le placement réussi d’obligations auprès d’un consortium de banques par Demos (15 MM € en juillet 2009), c’est au tour du Groupe Cegos d’annoncer l’ouverture de son capital à hauteur de 15% à AXA Private Equity, qui rejoint ainsi les 120 managers et plus associés et une large majorité des salariés.





Cegos renforce ses fonds propres… 






